Comment le calcul est fait
La formule est celle du guide UTE C 15-105 :
- ρ₁ : résistivité du conducteur en service, 0,0225 Ω·mm²/m pour le cuivre et 0,036 pour l'aluminium (CEI 60364-5-52, annexe G). La NF C 15-100 de 2002 publiait 0,023 et 0,037 : l'outil propose les deux, l'écart est d'environ 2 %.
- λ : réactance linéique, 0,08 mΩ/m.
- L : longueur simple du circuit, S : section, Ib : courant d'emploi, cos φ : facteur de puissance (1 pour du chauffage résistif).
- Δu % = 100 × u / 230 V (tension entre phase et neutre, en monophasé comme en triphasé).
La section minimale proposée est la plus petite section normalisée qui respecte la limite, sans descendre sous la section usuelle du type de circuit choisi. L'outil contrôle aussi le couple section / disjoncteur des circuits d'un logement, d'après les valeurs publiées pour la série 2024 de la NF C 15-100.
Couples usuels (cuivre, logement)
| Circuit | Section | Disjoncteur |
|---|---|---|
| Éclairage (8 points au plus) | 1,5 mm² | 16 A |
| Prises (8 socles au plus) | 1,5 mm² | 16 A |
| Prises (12 socles au plus) | 2,5 mm² | 20 A |
| Circuit spécialisé, chauffe-eau | 2,5 mm² | 20 A |
| Plaque de cuisson (monophasé) | 6 mm² | 32 A |
| Borne de recharge 7,4 kW | 10 mm² | 40 A (courbe C) |
Exemple chiffré
- 230 V, 32 A, 25 m, cuivre 6 mm² : 2 × 0,0225 × 25 / 6 × 32 = 6,00 V, soit 2,61 % : sous la limite de 5 %.
- 230 V, 20 A, 30 m, 2,5 mm² : 10,80 V, soit 4,70 %. Bon pour des prises (5 %), trop pour de l'éclairage (3 %).
- 230 V, 16 A, 40 m : 8,35 % en 1,5 mm², 5,01 % en 2,5 mm² (au-dessus de 5 %), 3,13 % en 4 mm² (7,20 V) : section proposée.
Sources officielles
- NF C 15-100, série 2024 (partie 1) : limites de chute de tension — norme citée, non reproduite
- Promotelec, « Comment calculer une chute de tension électrique ? » — fiche du 11/10/2025
- Legrand, guide « NF C 15-100 – Révision 23 août 2024 – Points clés » — août 2026
- Nexans, tableau des sections et calibres des protections
- Guide UTE C 15-105 (formule de la chute de tension) ; CEI 60364-5-52, annexe G — cités, non reproduits
Ce que l'outil ne fait pas
- Il ne calcule pas le courant admissible (mode de pose, groupement, température ambiante) ni les courts-circuits.
- Il ne traite pas les installations alimentées par un poste privé HTA/BT (limites de 6 % et 8 %).
- Il ne reproduit pas la norme : seuls des couples usuels publiés sont repris.
Questions fréquentes
Quelle chute de tension est admise ?
Pour une installation alimentée par le réseau public basse tension : 3 % pour l'éclairage, 5 % pour les autres usages, entre l'origine de l'installation et le point d'utilisation.
Quelle section pour 32 A ?
Dans un logement, 6 mm² cuivre pour une plaque de cuisson protégée par 32 A. Sur une grande longueur, la chute de tension peut imposer une section supérieure : calculez-la.
Quelle section pour une borne de recharge de 7,4 kW ?
10 mm² avec un disjoncteur de 40 A courbe C, selon les fiches Legrand et Nexans. Suivez la notice de la borne.
Quelle longueur prendre ?
La longueur simple du câble (aller), du tableau au point d'utilisation le plus éloigné. Le facteur b = 2 du monophasé compte déjà le retour.
Pourquoi deux valeurs de résistivité ?
Le guide UTE C 15-105 et la CEI 60364-5-52 donnent 0,0225 Ω·mm²/m pour le cuivre ; la NF C 15-100 de 2002 publiait 0,023. L'écart est d'environ 2 %.
Textes et calculs vérifiés le 26/10/2026. Méthode et cas de test